Archive pour la catégorie 'Bla Bla'

19
sept
09

Le nouveau cool?

Je regardais les MTV Video Awards en reprise un soir cette semaine et dans le tourbillon du méga coup de publicité monté par Beyoncé de toute l’affaire Kanye-Taylor (quelle platitude, c’est ça le scandale aujourd’hui?), j’ai pris le temps d’écouter quelques instants de la moche performance de la dite Taylor Swift. Sa craptastic toune, You Belong With Me, est une ode au nerds hyper stéréotypée, où évidemment le “personnage principal” est une pauvre petite rejet studieuse, en amour avec son voisin hyper dreamy (by tween standards) qui lui est coincé dans une relation malheureuse avec la capitaine de l’équipe de cheerleading. Ça sent l’originalité.

Ok, il y a tellement de choses qui ne marchent complètement pas avec ce concept épuisé, entre autres:

- Le gars est trop chicken pour laisser sa blonde alors qu’il est trop évidemment malheureux – not hot

- Le gars finit toujours par laisser sa blonde une fois qu’il va voir la nerd habillée en totale princesse (voir la fin du vidéo quand il finit par danser avec elle, qui porte une robe de Barbie scintillante, au grand dam de sa blonde qui a clairement acheté sa robe de bal chez Limité), et non pas dans son état naturel, ce qui est en soi un peu douteux – ne la trouvait-il pas assez cute avec ses lunettes en fond de bouteille et ses t-shirts laids?

Mais surtout

- La blonde de l’autre est toujours belle et populaire et TOUJOURS MÉCHANTE!

Jeunes filles rejetées, si vous attendiez avec impatience l’occasion de sortir de votre coquille et de vous interposer au milieu d’une relation que vous jugez malheureuse, vous pouvez immédiatement vous déculpabiliser. La blonde de l’autre est toujours méchante. Donc c’est sûr que même si vous allez provoquer un petit peu de heartbreak, c’est moins grave, car vous êtes le underdog et elle, c’est une cheerleader, donc c’est clairement beaucoup moins grave.

Est-ce que les gens beaux et cools ont tellement tout dans la vie qu’on doit se reprendre à travers la musique/les films/les livres?

Est-ce que les gens beaux et cools n’ont tout simplement pas le droit d’avoir des relations saines dans le monde tordu des tweens?

Qu’est-ce que les tweens belles et cools écoutent pour se divertir?

Est-ce que être pas cool c’est le nouveau cool? C’est tellement hipster comme concept.

08
sept
09

Petite victoire

Passer la journée dans une paire de jeans achetée délibérément une taille trop petite pour se motiver à bouger plus, et s’en rendre compte juste en les enlevant.

What uuupp!

14
août
09

Don’t call it a comeback

(un muffin banane-bleuet à ceux qui ont reconnu la référence à cette chanson de m-flo que je n’aime pas tant que ça finalement, ça valait peut-être pas un titre de post)

Petite saucette rapide, question d’approuver des commentaires qui traînent depuis mai (huh?).

Également pour vous partager une petite réflexion sans prétentions (je suis en vacances après tout).

Semblant de canicule oblige, j’ai eu un peu de misère à dormir cette semaine. Un soir j’ai abandonné et je me suis levée en quête d’un passe-temps pour m’endormir et là j’ai eu comme une épiphanie. “J’ai le goût de jouer à Harvest Moon!”

Bon, alors pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu, il n’y a malheureusement vraiment qu’un terme à utiliser pour le décrire et c’est: farming simulation. I know.

Mais bon, c’est un joli petit jeu très fille (mes excuses aux fans masculins de HM dans la salle), avec un petit bonhomme fermier à casquette, des petits poulets qui font des bruits cute, des vaches (j’adore <3) et autres plaisirs visuels. Le but étant bien sûr d’entretenir sa ferme, élever ses animaux, mais aussi participer aux activités du village, se faire des amis, se trouver une mamoiselle à marier et acheter le criss de Vacation Cottage qui est totalement overpriced.

Toujours est-il que pendant que le fermier à casquette se démène à essayer de joindre les deux bouts, le temps file. Et (oui, je me permets de commencer une phrase par Et, ha!) comme même virtuellement il n’y a que 24h dans une journée, petit fermier court partout, fait du temps supplémentaire, vire bleu et finit par s’évanouir en essayant de couper un tronc d’arbre avec une grosse hache (en or!).

Les créateurs de ce jeu savent-ils qu’ils ont, d’une manière simpliste, capturé l’essence de la vie au 21e siècle avec leur farming simulation?!

Moi aussi, j’ai tellement de projets et de choses que je veux accomplir avant la fin du jeu… que parfois, je vire bleue.

Pour l’instant, je vais passer mes après-midi de vacances au parc à bronzer en jouant à Harvest Moon. Le reste attendra.

Et (encore!) demain, en route pour St-Jacques; 3 jours de soleil, bouffe de Papa/Caroline, et de parties de crib endiablées.

Mais avant le dodo, juste un autre dernier épisode de Nurse Jackie. C’est le dernier là promis.

“You’re a security guard. Go.. secure something.”

30
juin
09

En vrac

- J’ai jamais réalisé à quel point mon téléphone était un bon achat jusqu’à ce que j’aie besoin de regarder Twitter aux 4 secondes dans la rue. Dans le même ordre d’idée, je n’ai jamais réalisé à quel point j’avais besoin de regarder Twitter aux 4 secondes jusqu’à ce que Bob se réveille et commence à échanger du monde. En passant, Higgins est parti. On a Scott Gomez aussi. Mais surtout, Higgins est parti (avec entre autre notre ami Doug Janik). Je vais aller virer une brosse pour fêter ça, question de bien honorer sa mémoire.

- 25 demain. C’est fou tout ça. J’ai pas eu 21 ans, genre, la semaine passée?

- Reçu un commentaire intéressant à mon dernier post: ai-je abandonné l’idée de rencontrer en personne? Je pense pas, mais je veux pas mettre un brun là dessus non plus. D’un autre côté, à voir la récolte à date, je crois que mon aventure en ligne va se terminer assez bientôt.

- 2 semaines en retard, mais félicitations à l’homme dont je suis la deuxième femme pour le nouvel album des Moines de Rues. Écoutez, dansez, pleurez et rockez Techno-logic (pas sûre de l’orthographe, track 14!), de loin ma préférée.

14
mai
09

This trip is going to be…

NYC, here we come.

09
mai
09

Mad Men

Je prends une courte pause de mon marathon d’écoute pour vous ordonner de mettre la main sur cette série fantastique. Ce DVD est rapidement devenu un des joyaux de ma collection.

Pour ceux qui n’en ont pas entendu parler (cette série est étrangement passée sous le radar malgré le fait qu’elle ait raflé des Golden Globes, BAFTA, et un total impressionnant de 6 Emmys, dont celui du Outstanding Drama Series), la série se passe dans le monde chauvin de la publicité au début des années 60. L’esthétique est superbe, les acteurs excellents, et le drama.. oh my the drama. Un bijou.

Sur ce, je retourne compléter mon écoute de la première saison, question de me laisser le champ libre pour la journée hockey de demain: au programme, le Canada gagnera l’or du championnat mondial contre les Russes, et Boston se fera sortir des séries par le délicieux gardien de but des Canes. It shall be epic.

01
mai
09

4 vs Québec

Moi et Québec, on n’est juste pas fait l’un pour l’autre.

Il faut dire aussi qu’à chaque fois que je vais à Québec c’est généralement pour un motif non-plaisant, comme le travail.

D’une manière plus profonde, ma relation d’amour-haine avec les Nordiques tout au long de mon enfance a certainement contribué. En bon enfant bien brainwashé par ma grand-mère, j’ai toujours vu les Nordiques comme l’équipes des pas fins, Joe Sakic et Peter Stastny, Mats Sundin avec sa face de petit baveux, Guy Lafleur le traitre… mais ils avaient de loin les plus beaux chandails de la ligue, et je voulais tellement prendre pour une équipe avec un beau chandail bleu mais les Nordiques et les Leafs étaient tous deux hors d’atteinte.

Je dois également mentionner que la plupart de mes séjours à Québec se déroule dans le Vieux-Québec ou près de, et qu’après avoir grandi à Montréal et travaillé dans le Vieux-Montréal depuis les 8 dernières années, tout ce qui est Vieux-Quelquechose me laisse complètement de glace. Wow, un vieil édifice. Wow, une rue en pierre (on est au Québec, une rue mal pavée ce n’est plus une nouveauté pour personne). Wow, une calèche avec un cheval.  Cela perd toute sa magie quand on les voit à tout les jours, car on en vient plutôt à remarquer que les vieux édifices, c’est toujours à être rénové et restauré, que les rues en pierre, c’est impossible à naviguer avec des talons hauts, et que les chevaux, ça a des fonctions corporelles beaucoup plus puantes que les humains.

Alors c’est avec beaucoup de satisfaction que j’ai réintégré mon lit hier soir après 4 longues journées à Québec pour y travailler sur notre événement annuel du printemps. Un petit 12 heures de dodo, et voilà, 4 se sent comme neuve. Comment vais-je profiter de mon congé aujourd’hui? Une bonne douche, un peu de ménage, une courte session de Persona 3 (fait longtemps), un souper de Zaru Soba que mon estomac me réclame depuis 2-3 semaines.

Et puis je dois bien sûr me rattraper sur les nouvelles de hockey. Je pars 4 jours et mes Sharks se font sortir des séries? Quessé ça…

13
avr
09

j moins 3

Les séries commencent jeudi.

JEUDI?! me suis-je exclamé devant l’après-match-pitoyable du samedi soir (et là ce n’est pas l’après-match qui était pitoyable car Vincent Pret-Plus Damphousse y était, je parle plutôt du match dont c’était l’après qui était pitoyable mais bon vous avez catché rendu là).

(Deuxième parenthèse, je ne suis plus capable de voir/penser à Damphousse sans penser à ça)

Donc, déjà que je me demandais comment j’allais meubler mon temps jusqu’à mercredi, jeudi ça me paraîssait bien loin.

La dernière fois qu’il y a eu 4-5 jours sans hockey, j’ai passé la semaine à écouter les championnats du monde junior (oui, incluant la game où on a gagné 15-1 contre le Kazakhstan, qui rivalisait solidement en platitude avec les matchs des Devils. Mais on me dit que maintenant, les Devils ont appris à compter des buts. Et puis Zach Parise est pas mal beau).

Alors je me suis dit que j’étais aussi bien de maximiser mon temps sans hockey pour pouvoir me concentrer pleinement sur les séries lorsqu’elle vont commencer. Tsé, la fin de session, fuck ça.

He bien c’est fou comme je peux être productive dans ces circonstances. Hier, j’ai fini mon travail de métho, et je suis allée passer du quality time avec ma grand-mère (qui soit dit en passant considère que tous les défenseurs de Canadiens sauf Markov sont pas bons). On a soupé, parlé hockey, écouté Tout le monde en parle. Elle m’a donné un chocolat de Pâques. Elle m’a aussi fait une révélation familiale inattendue que je vous décrirai dans un prochain post parce que c’est juste trop extraordinaire (ok, pas tant que ça, mais hier soir ça me semblait pas mal fantastique).

Ce matin, je suis allée au gym et j’ai fait une petite épicerie. Et là je vais préparer ma présentation orale qui aura peut-être lieu ce jeudi. Et il est juste 9:22. Fantastique.

Mais quand même, faut pas que ça arrive trop souvent.

08
avr
09

self-analysis

Quand je me raconte l’histoire de ma vie (oui, ça m’arrive), j’ai tendance à la diviser en quatre périodes, soit l’enfance, que j’arrête aux alentours de mon secondaire 1, le secondaire, l’adolescence, et ce que j’appelle l’ère moderne. L’ère moderne de mon existence a commencé lorsque je suis revenue de mon court séjour en Ontario et que j’ai emménagé dans mon premier vrai appart avec mon ami Richard. Donc on peut dire que j’ai manqué ma sortie d’autoroute de l’adolescence vers l’âge d’adulte d’à peu près 2 ans, ce qui est quand même pas si mal comparé à bien des gens.

De toutes les périodes de ma vie, si je pouvais en recommencer une, ce serait certainement l’adolescence, car c’est certainement à cette époque que j’ai fait pas mal toutes mes sorties de route, et que ces mauvais choix ont eu une influence assez importante sur ma vie aujourd’hui. Depuis le début de l’ère moderne, je crois que j’ai fait des choix de vie assez pas pire et que je me suis bien redressée.

Ce qui m’énerve le plus c’est que j’ai l’impression d’avoir eu une adolescence un peu incomplète qui me laisse aujourd’hui avec des processus que j’aurais voulu avoir déjà terminé ou au moins commencé il y a au moins 5 ans. Fidèle procrastinator, on dirait que je me suis toujours dit que j’aurais le temps, plus tard, et que maintenant, à l’aube de mon quart de siècle, c’est le temps et je sais pas trop à quoi m’en tenir. 25 ans c’est jeune, me direz-vous, et je suis tout à fait d’accord, mais je me serais certainement imaginée ailleurs si j’avais eu la présence d’esprit de penser un peu plus à long terme par le passé.

Je sais bien qu’on ne va jamais nulle part avec des “j’aurais dont du”, mais j’aurais dont du rester à l’école, lâcher internet, me faire plus d’amis, penser à mon futur. Là, je retourne à l’école, et cela m’apporte une fierté immense, mais j’aurais voulu pas avoir à le faire, car maintenant, je réalise que je ne peux plus me dire que j’aurai le temps plus tard, et que je perds de précieuses années que j’aurais pu passer à m’épanouir dans une carrière qui me satisfait. Si tout va à merveille, j’aurai mon bac à 28 ans, et en assumant que mon cheminement universitaire s’arrête là, je serai à peine en train de commencer à trouver mon chemin de la vie et la trentaine sera déjà tout près. Je n’ai pas peur du big 3-0, mais mettons que ça aurait été bien que le déclic se fasse avant.

Impatiente comme je suis, c’est dur pour moi d’imaginer que je doive attendre tout ce temps, et cette impression que chaque seconde qui s’écoule est une seconde qui ne se reproduira plus jamais me donne parfois un freakout total. Une partie de moi se reconnaît dans le billet de mon ex-épouse HelL (d’ailleurs, c’est de sa faute si j’écris ce billet, curse you for making me think too hard), c’est à dire que je pensais qu’à 25 ans je serais tellement différente, mais pourtant j’aime encore un tas de choses que j’aimais quand j’étais plus jeune, et à part que maintenant, je sais m’habiller, il n’y a vraiment pas tant de choses que ça qui ont changé chez moi. Et ça me convient.

Mais là où je suis particulièrement troublée, c’est qu’une autre partie de moi recherche un peu ce style de vie “p’tite madame”, mais typiquement montréalais, cet espèce de beige urbain de job stable, condo trop cher meublé IKEA (on dirait que le catalogue 2007 a explosé dans ma chambre), électros en stainless, gym avant le travail, thermos à café dans le métro, lunch préparé la veille, 5 à 7 le jeudi, épicerie samedi matin, promener le chien, dormir 8 heures.

J’ai toujours cru qu’il ne fallait pas rejeter la convention juste parce que c’est rendu cool de le faire, mais en même temps, j’ai peur que la quête de la stabilité finisse par avoir raison de toutes ces facettes atypiques et un peu rebelles que j’ai gardé de l’adolescence.

Est-ce que c’est vraiment ça que je veux dans la vie? Est-ce que je fais juste adhérer à un idéal social du moment? Est-ce que c’est trop intense comme billet pour un mercredi? Est-ce que Canadiens va faire les séries?

Tant de questions sans réponses…

28
mar
09

Infidèle

Ce soir, je trahis Canadiens.

Le rituel de préparation est déjà commencé: choisi mon meilleur outfit juste-assez-fashion, sorti le vernis à ongles rouge, fait chauffé le fer plat.

Canadiens m’a regardé d’un drôle d’air. J’ai sorti une excuse toute faite. Désolée chéri, je vais devoir manquer ton match ce soir.

En vérité, j’ai un rendez-vous secret.

Tu sais Canadiens, je t’aime encore. On a passé des moments difficiles toi et moi. Et parfois ça vaut la peine de prendre une petite pause. Le temps de se retrouver soi-même pour revenir ensemble comme on l’était avant. Heureux, fringuants, optimistes.

J’ai un petit peu besoin d’aller voir ailleurs. Question de savoir ce que je manque, ce qui se passe en dehors de notre relation à long terme.

Peu importe ce qui se passe ce soir, tu seras toujours dans mon coeur.

Je ne l’aimerai jamais autant que je t’aime.




Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.